Italie

Porto Venere

La ville de Porto Venere (ou Portovenere) est située dans la région des Cinque Terre. Elle est connue comme étant l’une des perles de la Ligurie. Ce village de pêcheurs se trouve à l’extrémité ouest du golfe de La Spezia. Depuis 1997, Porto Venere et les îles de Palmaria, du Tino et du Tinetto ont été nommées au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce village fut jusqu’au XVe siècle, la sentinelle de Gêne et une étape marchande.

Moins populaire que ses homologues des Cinque Terre, le village de Porto Venere vaut le détour. Effectivement, on tombe vite sous le charme de ses façades colorées et de ses remparts. Le village nous donne l’impression d’être perdus dans une peinture.

Dans le canal Bocche se dressent les îles de Palmaria, Tino et Tinetto. Depuis 2001, le site est devenu un parc naturel régional en vue de sa conservation. Seule l’île de Palmaria peut être explorée, les deux autres sont des réserves militaires interdites aux visiteurs. On trouve dans le port plusieurs bateaux qui proposent des tours autour des trois îles ou des allers-retours sur Palmaria.

Une impressionnante porte, la Porta del Borgo, marque l’entrée dans la vieille ville. L’artère principale, la Via Giovanni Cappellini traverse le centre historique jusqu’au promontoire. Vous pouvez également emprunter la Via Calata Doria longeant le port et qui vous emmènera au même point.

Je vous conseille de vous échapper de la rue principale et d’emprunter les ruelles désertes de la vieille ville qui ne manquent pas de charme.

La Basilique San Lorenzo (XIIème siècle) fut construite par les génois. On y trouve à l’intérieur, la Madone Blanche, la figure protectrice de la ville. Portovenere aurait échappé à l’épidémie de peste de 1339 grâce à elle…les habitants célèbrent ce miracle le 17 août. La vue sur la baie est magnifique.

Vous ne pouvez pas passer à côté de l’église San Pietro construite au XIIIe siècle. Cet édifice impressionnant est construit à flanc de falaise.

Si vous empruntez l’escalier à gauche de l’église, vous découvrirez une vue époustouflante sur les falaises du Mont Muzzerone. À proximité se trouve la grotte Byron, une grotte sous-marine dans laquelle le poète anglais Lord Byron s’était rendu à la nage.

Construit également sur les hauteurs, vous pouvez visiter le château Calata Doria (ou Castello qui signifie château en italien). Cette forteresse militaire génoise constitue l’une des forteresses les plus importantes de la région du Levant. L’entrée de 5 euros vous donne accès aux trois bastions, à la tour et aux expositions. Il est conseillé d’assister à un coucher de soleil mais attention aux horaires (fermeture à 17h ou 17h30 selon la période).

Vous pouvez terminer votre visite en dégustant une glace ou en mangeant dans l’un des nombreux restaurants du port. Je vous conseille les glaces de chez Moon, un bar plutôt agréable et ombragé.
La visite de la ville peut se faire en demi-journée ou en une journée si vous décidez de vous rendre sur l’île de Palmeria.


Comment s’y rendre depuis la Spezia ?

  • En voiture : prendre la route SP530 sur 13 kilomètres. Un parking se trouve à 1,5 km du centre ville pour 5 euros par jour. Possibilité d’emprunter une navette payante, le Girobus, durant l’été.
  • En bus, ligne 11 depuis le centre ville ou bus P depuis la gare centrale (ticket 1,5 euros).
  • En bateau, Portovenere constitue la première étape de la ligne régulière entre la Spezia et Levanto. Le billet journalier est de 35 euros (parfait pour découvrir les Cinque Terre). L’aller-retour pour Portovenere est à 13 euros, l’aller seul à 8 euros. Retrouvez tous les horaires sur leur site. Fermeture entre janvier et avril.

Martinique

Randonnée du Petit Macabou au Cap Macré

La randonnée qui relie l’Anse du Petit Macabou au Cap Macré allie sentier sous les cocotiers, flanc de falaises et vues magnifiques sur les plages désertes. Elle fait partie de la randonnée de la Trace des Caps que nous avions également empruntée à la Savane des Pétrifications.
La portion Petit Macabou – Cap Macré fait 5 kilomètres pour une durée d’environ 2 heures. Nous avions la chance d’avoir un chauffeur qui nous a déposé au parking du Petit Macabou et qui nous a récupéré au Cap Macré. Dans le cas contraire, il est conseillé de rebrousser chemin à la Chapelle de la Vierge des Marins, ce qui reste un bon compromis car cela vous permet de bien profiter des différents paysages.

Vous débuterez au parking du Petit Macabou qui dispose également d’une aire de camping plutôt importante. Le sentier débute sous les cocotiers mais rien ne vous empêche d’emprunter directement la plage. Malheureusement, les paysages de carte postale sont hélas gâchés par la présence conséquente de sargasses, cette algue envahissante qui se prolifère à cause des dérèglements climatiques. En faible quantité, les sargasses ne présentent pas de danger en mer mais lorsqu’elles s’échouent sur les plages, elles se décomposent et émettent une odeur très désagréable. Une exposition prolongée peut provoquer maux de tête et nausées. Malgré la beauté de la plage, la force des vagues et l’odeur des sargasses vous coupent toute envie de baignade.

Le Petit Macabou
Le Grand Macabou

Le nombre des cocotiers est impressionnant. Nous évoluons tranquillement dans cette jungle tropicale avec pour seule compagnie quelques crabes et le bruit de la houle qui traverse de temps en temps la végétation. J’ai surnommé ce passage, le cimetière des noix de coco car j’ai été impressionnée par le nombre de noix de coco à terre, vidées et laissées en l’état. Comparé à d’autres endroits, il s’agit du sentier le moins entretenu que nous ayons vu. Cela a au moins eu l’avantage de me faire comprendre comment une cocoteraie d’une telle envergure pouvait se développer.

Nous quittons l’ombre relaxante de la végétation pour la mangrove. Impossible de capturer les centaines de crabes qui jouent à cache à cache. Petit à petit nous prenons de la hauteur et les cocotiers laissent place aux falaises.

Nos compagnons de route pendant quelques kilomètres

Nous arrivons à la Chapelle de la Vierge des Marins qui se dresse fièrement au milieu de nulle part. Je suis toujours impressionnée de trouver des églises dans des coins si sauvages. Je suppose qu’elle a du guider des marins en perdition.

Après quelques minutes, nous arrivons à l’Anse Grande Roche. La vue est époustouflante, la randonnée valait le coup au moins pour ce point de vue. Encore une fois, on découvre une immense côte et des cocotiers à perte de vue.

Sur cette dernière portion, nous sommes seuls au monde et bercés par la houle. On a clairement l’impression de s’être échoués sur une île déserte. J’avais déjà ressenti cela pendant la randonnée de la Caravelle mais ce sentiment est encore plus fort ici. On aperçoit le Cap Macré au fond. La traversée de la plage semble interminable mais après un retour sous les arbres, on finit tranquillement la randonnée.

On aperçoit le Cap Macré au bout de la plage

Après l’effort, le réconfort avec une baignade bien méritée sur l’agréable plage de Cap Macré. Encore une fois, elle est peu fréquentée et ferait rêver n’importe où dans le monde. Dommage que la météo soit plutôt couverte et qu’elle ne rende pas hommages aux merveilleuses couleurs de l’eau.

Nous décidons de nous rendre à l’Anse Michel et nous déjeunons au Snack O Cocotier qui reste probablement le meilleur snack de plage de notre séjour. Le personnel est super sympa, la nourriture est au dessus de ce qu’on a l’habitude d’avoir dans les restaurants de plages et en prime on nous offre des shooters de rhum arrangé maison. Il vaut mieux réserver à l’avance si vous voulez être surs d’avoir de la place.